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L'être

  • Lune
  • Femme
  • 16/12/1986
  • Crois Aux Rêves lOrsque La nuIt Nie l'Evidence

  • : "la poesie est une guérison et une épreuve" Artaud
  • : c'est sur fond noir qu'il faut créer pour faire naître la lumière...
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proverbe chinois

Si je n'entre pas dans la tanière du tigre, 
comment connaître ses petits ?

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Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /Déc /2008 19:34

 

Rocking-chair, air de delta blues, c’est la Louisiane évoquée, sa chaleur tenace, pesante, oppressante, qui alourdie chaque mouvement. La Louisiane et son univers de travailleurs, de mineurs, qui vivent dans le charbon et la bière ou dans les champs de cotons.

Une histoire évoquée. Une femme, seule, dissimule son regard sous un chapeau d’homme. Elle  se laisse bercer dans les bras d’un fauteuil, lentement. Elle se lève, lasse et forte, déplie doucement une lettre, puis déploie sa parole. Une parole de souvenirs, d’espoirs brisés, lisant des mots qui ne sont pas les siens.
« Ma princesse ! … » La fierté et la dérision, dérisoire, résonnent. L’amertume et la force luttent. La lettre de Billy Joe, dit l’absurdité de notre condition, et son renoncement. Elle, cette femme en robe jaune canari, défie quiconque de lui rappeler l’ordinaire, cet insignifiant, face au drame qui l’a faite imploser. Elle défie, de ses regards de ses gestes, de ses silences les spectateurs passifs, d’avoir conscience qu’ils sont en train de VIVRE. 

Puis elle se met en mouvement. Dans sa robe jaune canari, elle danse. S’égare parfois. Lutte. Elle veut exister encore. Au dessus d’elle les cages à oiseaux tanguent sur son passage, les petits oiseaux jaunes s’affolent, comme elle, petits miroirs de son enfermement. Elle joue parfois, au bord du précipice. Oui, elle est vivante. Elle chante, raconte le quotidien et le drame, s’amuse de notre attachement à l’ordinaire. Par intermittence, entre ses excès de danse, ses excès de transe, elle nous livre l’Ode to Billy Joe. Méprisant notre indifférence comme celle des parents de la chanson. Elle se révolte, s’agite, robuste et féminine. Elle virevolte. S’enivre de danse. Pour ne pas sombrer dans le désespoir mortel qui a entrainé Billy Joe Mac Alistair dans les profondeurs du Mississipi. Elle se débat, enrage, furieusement présente. Elle exulte, furieusement vivante. Incandescente. Et extenuée déchire l’espace d’un cri de résistance : PS : JE VEUX CROIRE EN CETTE LEGENDE QU’ON APPELLE L’AMOUR !

Lune                                                                                                                                                       (27/08/2008)

>>>> etraits vidéo de la pièce présentée au Festival d'Avignon 2008 :
http://www.theatre-contemporain.net/spectacles/Another-Sleepy-Dusty-Delta-Day/extraits/

Par Lune - Publié dans : ThêAtre
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Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /Déc /2008 19:14


L' EXERCICE ENFANTE L'AAAAAAAART
Par Lune - Publié dans : ThêAtre
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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 13:10

 




  L'écriture est une quête 
  perpetuellement échouée ...
Par Lune - Publié dans : Citations
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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 12:46

Le cercle blanc de l'indicible isolement
dessine
la continuité - la contiguité -
de l'être au monde
vivant  - dans l'étreinte - de la forclusion
fusion circonscrite du rond monde
- un infini de limites -
dans un appel à l'ombre primaire
à l'absente jamais séparée
il cri sa parole
déversant l'ultime désir
- l'ultime délire -
" je veux rêver le rêve insoluble "
égaré dans la fascination miroitante
souffrant de n'être au monde
perpetuellement renaissant
dans le jeu incertain
de l'acteur temporel
dansant dans le rêve
où s'ouvre l'espace des origines
il s'engouffre dans la terrible solitude
étrange étranger
à l'autre multiple jusqu'à soi
- une tache rouge sur la neige -
ses ailes émergeant - brulantes -
de son dos  ( froid ). 


Lune (31.03.2008)

 

Par Lune - Publié dans : Inspirations Poétiques
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Samedi 15 mars 2008 6 15 /03 /Mars /2008 22:48

" Quand le poète peint l'enfer il peint sa vie."

 

Par Lune - Publié dans : Citations
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Samedi 15 mars 2008 6 15 /03 /Mars /2008 22:42

La lune, lanterne miroitante, 
Me reflète, à mon essence manquante 
Errant au bord de brumes troubles

De son sourire lactescent
Elle accueille mes pas sans trace 
Et berce mes ombres dans l'antre de ses bras 

Eclairant de sa lueur mon errance blafarde
Elle cueille mon ignorance 
De son quart ouvert au souffle nocturne 

M'éveillant aux rêves et aux chants 
Enchantant murmurant 
L'éclat des blessures de silence

Lune (11.03.2008)
Par Lune - Publié dans : Inspirations Poétiques
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Samedi 15 mars 2008 6 15 /03 /Mars /2008 22:20
Le livre des idylles 
dévoile 
la mémoire 
incongrue
des ombres 
enracinnées
dans la pierre
retenant 
prisonnier 
le seul coeur 
des deux amants 
l'un pour l'autre 
ébahit 
l'un pour l'autre 
endormi 
pourrissant 
aveuglément 
dans une éternelle 
étreinte.

Lune (11.03.2008)
Par Lune - Publié dans : Inspirations Poétiques
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Dimanche 9 mars 2008 7 09 /03 /Mars /2008 21:22
 
 
Le sang de mes
Ailes               dissimule
L’obscure blancheur
De ce corps immobile
 
- Je suis prisonnière -
 
La fière sorcière de ce
Miroir – est un chat
- noir
    Je suis         -      Je ne suis pas
Prise par son regard
Je suis ce chat
Tu es son regard
Je suis ce que tu es
Si l’autre disparaît
Je n’existe plus
Je ne suis plus rien
Je suis la fin
Le début          -          La mort est le tout
Jusqu’à ce que j’ouvre
- les yeux
Pour tendre      -          l’oreille
Vers     -          l’infini
Tristesse
Au soir de la    -          réalité
Inachevée        -          de
L’incommensurable divinité
Cachée            -          perdue
Peut être          -          oubliée
Tombée            -          inaccessible
Dans le gouffre noir
De la terrible
Humanité.


Lune (08/11/2007)
Par Lune - Publié dans : Inspirations Poétiques
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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /Fév /2008 19:48

"On s'apperçoit qu'un nouveau talent a émergé au fait qu'il se crée spontanément autour de lui une conjuration d'imbéciles pour le briser."                                               
                                                                                                                                                          

           

Par Lune - Publié dans : Citations
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Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /Fév /2008 16:17
10 Mars
 
Odeur de détergent. Je me réveille en flairant cette odeur mortifère d’émasculation aseptique. Elle s’infiltre en moi. Parcoure mes artères. S’attarde à  mes tempes et me soulève le cœur. J’en ai la nausée.  Cela me rappelle tellement …tellement … je ne sais plus. Un âcre souvenir… Je ne sais plus…je n’en perçois plus que la peur, douloureuse, qui s’était logée au creux de l’estomac, sa langue perverse dévorant mon désir, asservissant ma volonté…
J’essaye de chasser cette sensation au sens oublié, mais elle s’agrippe à l’odeur de désinfectant, partout autour et en dedans, de moi.    
Je voudrais me lever. Ma vue se trouble. Tout est blanc. Je vacille. Le blanc n’existe pas. C’est du rien. Le rien, est-ce du vide ? Est-ce l’absence ? Est-ce seulement le reflet de notre ignorance ? Le pâle constat de notre insanité ? Tout est blanc. L’homme n’est rien, il n’a pas plus de réalité que l’illusion d’un rêve. Il n’est qu’une abstraite figure en mouvement. Le songe d’un dieu endormi.
 
Souvent mes rêves nocturnes me retiennent prisonniers. Si bien que je dois lutter pour en sortir et m’éveiller. Ils paraissent si réels, que je ne sais plus très bien s’ils font parti de moi, ou si c’est moi, qui leur appartiens. Je ne sais pas toujours où est la limite du rêve, ni où commence la vie physique. Peut être cette vie n’est-elle qu’une illusion, peut être…
Peut être seule la consistance de nos songes peut nous sortir du complot du blanc-rien et du temps. Puisqu’ il n’y a plus que l’espace du songe où je ne suis pas ailleurs qu’en moi. Je m’y laisse happer par quelques visions psychédéliques. Je sombre bien souvent dans la violence et le froid. Dans l’obscurité de ruelles étroites. Je suis en fuite. Le sol humide est glissant et rend ma course plus difficile. Haletant. Je sens les pulsations de mon cœur à mes tempes. L’angoisse mord ma nuque et m’exhorte à ne pas ralentir. Un Innommable se dresse devant moi, un être informe et poisseux qui s’écoule vers moi et essai de m’atteindre, comme un liant qui chercherait à s’emparer de moi. Et l’angoisse qui me murmure narquoise : tu es fait !
Là commence la lutte pour rejoindre la conscience. Comme en se noyant on cherche instinctivement à rejoindre la surface. Pour éviter la confrontation à l’irreprésentable. Il est des terres inconnues en soi dont la rencontre nous est insupportable.
 
Quand je parviens à m’extraire de ce songe, j’ouvre les yeux sur ce plafond blanc. Je suis étendu dans un lit blanc. Je suis seul. Entouré de murs blancs. L’un de ces murs est troué d’une haute fenêtre, à travers laquelle je ne peux apercevoir qu’un morceau de ciel : blanc. A coté du lit une petite table. Blanche. Une lampe, blanche également, éclaire d’une lumière blanche un carnet aux pages blanches. Sur la première page quelques notes obscures datées du 10 mars. Evoquant un souvenir oublié aux accents de désinfectant, et quelques rêveries solitaires…rien de plus. Comme si tout commençait dans cette pièce stérile.
 
Aucun nom n’est inscrit sur ce carnet. C’est moi qui y aie inscrit ces notes. Mais je ne saurais pas plus que lui décliner mon identité. J’explore en vain ma mémoire. Il n’y a rien. Pas d’identité, pas d’histoire. Quelques émotions aléatoires peut être, mais rattachées a rien. Elles n’ont pas plus de sens que de raison de m’habiter. Seule l’angoisse de n’être personne et d’ignorer quel est ce lieu semble justifiée. Mais elle ne m’apporte aucune réponse.
 
 
(5.02.2008)
Lune
Par Lune - Publié dans : Divagations
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